LES ORGANISATIONS ÉTATIQUES ET NON ÉTATIQUES CONVERGENT SUR LA MATERIALISATION DU P-DDRCS.

LES ORGANISATIONS ÉTATIQUES ET NON ÉTATIQUES CONVERGENT SUR LA MATERIALISATION DU P-DDRCS.

La Coordination Nationale du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire (PDDRCS) et Stabilisation, les institutions, les partenaires et le consortium des ONG APC-SOFAD-Interpeace chargé de produire dans le Sud-Kivu, une ébauche de la Démobilisation, Désarmement et Réinsertion à base communautaire des groupes armés convergent à propos de la matérialisation du PDDRCS.  C’était au cours d’un atelier de réflexion sur le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation. Il était organisé  à Bukavu en date du 13 au 15 Décembre 2021, dans le cadre du Projet Mchango Wetu kwa Amani que met en œuvre le consortium des ONGs SOFAD, APC et Interpeace. Au cours de ces assis, le consortium a présente la contribution provinciale au document de la stratégie nation de DDRC. Cette ébauche provinciale est l’émanation des consultations communautaires menées d’une part, dans la zone du projet Mchango wetu kwa Amani, c’est à dire les territoires de Fizi, Uvira et Mwenda, la ville d’Uvira, et de l’autre part, au niveau des autorités provinciales ( Ministre et députes) du Sud-Kivu, sur le Désarmement Démobilisation Réinsertion Communautaire. Du moins pour les communautés, le Nouveau Programme de DDRC devra impliquer les communautés dans toutes ses phases. Lors des réflexions en carrefours, les participants ( Autorités étatiques provinciales, territoriales et municipales du Sud-Kivu, délégué de la PNC, délégués du PDDRCS, délégués des organisations nationales et internationales ont enrichi les documents produits par le consortium Interpeace-APC-SOFAD et ont tous convergé sur les points ci-dessous :

  1. La pertinence du PDDRCS qui réside dans ses capacités à innover, consistant au relèvement communautaire socio-économique, prenant en compte le principe de décentralisation du processus.
  2. L’approche d’intervention. Il s’est dégagé une nécessité d’adopter une « approche holistique »  de réinsertion, renforcer la dimension communautaire, collective et participative ainsi que des mécanismes de contrôle, redevabilité communautaire et sanction.
  3. Interactions entre les niveaux de pouvoir et qui se traduit par l’octroi des responsabilités suffisantes de gestion aux structures provinciales (coordination provinciale et antennes territoriales) etc.
  4. La capitalisation des expériences et appropriation. A ce propos, il a été convenu que le cadre de concertation provincial est consultatif. Les participants ont ému le vœu d’être informés et de participer activement, le cas échéant,  aux prochaines étapes du P-DDRCS.

La coordination nationale du PDDRC, par l’entremise de son coordonnateur national adjoint en charge des questions techniques et opérationnelles, le colonel Pierre Égide Bosale, a promu un DDRCS Communautaire et participatif le cas échéant. Face à cette promesse, les membres des communautés et experts en DDRC ont aussi exigé un PDDRCS décentralisé.

Pour une paix durable, le Gouvernement Provincial du Sud-Kivu, exhorte que ce nouveau Programme de DDRCS puisse se faire dans la communauté, avec la communauté et par les techniciens à la matière. Théophile Kiluwe, Gouverneur à l’intérim, a appelé tout le monde au retour au bon sentiment et a demandé le retrait des groupes armés étrangers du territoire Congolais. Il a en même temps rassuré que toutes les dispositions sont prises afin d’anéantir tous les groupes armés.

Au nom du consortium Interpeace-APC-SOFAD, Déo Buuma, Directeur Exécutif de APC, a promu que leur consortium continuera à s’approcher à chaque instant de la coordination du PDDRCS, des autorités étatiques et partenaires dans les étapes restantes.

Disons qu’après cet atelier de Bukavu, en Février 2022, le consortium Interpeace-APC-SOFAD se fait un agréable devoir de restituer le draft du document de contribution de la province du Sud-Kivu au P-DDRCS auprès des membres des communautés de Kiliba (zone de mise en œuvre d’un projet pilote en faveur des démobilisés et jeunes à risques), membres des différents communautés d’Uvira, autorités de la ville d’Uvira, organisations de la société civile, membre du comité locale des suivi des accords de cesser le feu. Cette restitution a été faite également à Bukavu. Par cette occasion, ces différentes catégories sociales, ont donné leur enrichissement au draft du document

La communication non violente, parlons-en !!

La communication non violente, parlons-en !!

La guérison par la communication non violente est-elle possible ? C’est autour de cette question qu’une trentaine d’acteurs de paix de la région des Grands Lacs africains, dont deux de l’ONG Action pour la Paix et la Concorde, APC, se sont réunis à Cyangugu, au Rwanda, ce lundi 28 Avril 2022.

Pour introduire la question, la facilitatrice a raconté l’anecdote suivante : « Au Kenya, à une femme qui prenait part à une formation sur la communication non violente alors que son ménage et d’autres villageois avaient de gros problèmes d’alimentation, les organisateurs ont posé la question de savoir pourquoi elle venait à la formation au lieu d’aller ailleurs pour chercher de la nourriture ! Sa réponse était simple : je dois stopper les violences domestiques dans mon ménage. C’est la condition de ma survie. » Cette femme était donc convaincue que si elle parvenait à s’adresser au mari, qui la battait, avec les outils de la communication non violente, elle parviendrait à le raisonner sur son comportement inacceptable.

Cette conviction part du constat que les besoins sont universels. Le besoin de sécurité, de paix, d’autonomie, de connexion ou d’être accepté est universel et ressenti par toute personne humaine quelle que soit son origine ou sa résidence. Par contre, ce qui diffère ce sont les valeurs. Or ces dernières sont construites selon la société. C’est pourquoi, il est inutile de se battre pour l’honneur alors qu’il suffit de mettre une parenthèse à cela, lorsqu’on le considère comme un besoin, pour gagner quelque chose de supérieur. C’est donc un choix.

Ainsi, la satisfaction des besoins peut engendrer des sentiments de plénitude ou douloureux selon qu’on a ce qu’on voulait ou qu’on est obligé d’opter pour ce qui est disponible. Le conflit ne se passe pas au niveau du besoin mais de sa satisfaction. C’est une négociation qui ouvre plusieurs options allant de la rareté à l’abondance.

Il est alors important que celui qui voudrait intervenir s’assure impérativement de demander à la personne à suivre si elle a besoin de son soutien. En cas de réponse positive, il doit alors s’engager à respecter l’anonymat et le secret parce qu’il s’agit d’entretiens confidentiels et non d’une récolte de nouvelles générales à diffuser dans la société.

Il doit aussi éprouver et montrer de l’empathie surtout pour les personnes qui ont vécu des expériences douloureuses. C’est le secret pour parvenir à gérer la colère, la culpabilité ou la honte manifestées par les personnes accompagnées.

Pourtant, l’essentiel est de réaliser que toute personne répond suivant l’état de ses besoins. Il ne faut donc pas penser que ce que je vous dis soit la raison de vos sentiments. C’est l’état de vos besoins que mon interaction met à jour.

Pourquoi choisir la communication non violente ? Les employés travaillent-ils mieux lorsque tu leur hurles dessus ?  Finalement la communication non violente est l’une des méthodes les plus efficaces pour la transformation non violente des conflits.

Pour plus d’information, lire « L’écoute empathique basée sur la communication non violente » par Dr Marshall Rosenberg.

APC LANCE LE PROJET « SOTE KWA UJENZI WA AMANI » DANS KALEHE, KABARE ET WALUNGU

APC LANCE LE PROJET « SOTE KWA UJENZI WA AMANI » DANS KALEHE, KABARE ET WALUNGU

L’ONG Action pour la Paix et la Concorde, avec l’appui financier de Life and Peace Institut a lancé officielement son nouveau projet Sote Kwa Ujezi wa Amani. Ce lancement est intervenu en Novembre 2021 à Maibana en territoire de Kalehe , à Kaniola en territoire de Walungu et à Luhago en territoire de Kabare. Sote kwa Ujenzi wa Amani est un projet connecté au Programme Namna Mpya ya Ujenzi wa Amani que met en œuvre l’organisation Life and Peace Institut.

Sous une approche innovante et holistique, le projet Sote kwa Ujenzi wa Amani vise la réduction des violences communautaires. Dans le cadre de la réductions des violences communautaires, plusieurs activités seront menées par APC. Nous pouvons parmi ces activités :

  • Mobiliser les membres des communautés pour la cohabitation pacifique à travers les émissions radios
  • Appuyer les structures communautaires de paix
  • Organiser des dialogues sociaux dans Kalehe, Walungu et Kabare sur des questions de paix.

Pour la première année, ce projet sera implémenté dans les axes ci-après :

 

  • Territoire de Kalehe, Chefferie de Buloho, groupements de Munyanjiro et Bagana.
  • Terriotire de Walungu, chefferie de Ngweshe, Kaniola Centre, Nyamarege et Nzibira
  • Territoire de Kabare, chefferie de Ninja, groupement de Luhago.

Les autorités locales, les membres des communautés, les structures communautaires, les organisations des jeunes, des femmes comme d’autres couches socio-professionnelles ont pris part à ces ateliers de lancement du projet.

Tous ces acteurs au processus de paix ont à bras ouvert accueilli le Projet Sote kwa Ujenzi wa Amani. Ils ont promis de se l’approprier et d’être surtout innovants dans leurs initiatives de consolidation de la paix. Ils ont recommandé à APC comme à son partenaire d’étendre le projet Sote kwa Ujenzi wa Amani et le Programme Namna Mpya ya Ujenzi wa Amani dans d’autres groupements, territoire et Provinces de la RDC.

Signalons que, pour la deuxième année du Projet Sote kwa Ujenzi wa Amani, les activités seront rependues dans le territoire de Shabunda dans le Sud-Kivu et celui de Walikale dans le Nord-Kivu. Ces deux territoires sont aussi des zones de mises en œuvre du Programme Tujenge Amani! par l’ONG Action pour la paix et la concorde.

A L’UNISSION, LES ACTEURS ETATIQUES ET NON ETATIQUES DE WALIKAKE S’ENGAGENT A LUTTER CONTRE LES GROUPES ARMES 

Une feuille de route des actions prioritaires à mener pour le renforcement de la paix dans le territoire de walikale pendant l’état de siège a été signée par les acteurs étatiques et non étatiques de ce territoire. C’était au cours du dialogue social du 30 au 31 Juillet 2021 à Walikale, sur les défis de la paix dans le contexte de l’État de siège.

Ce dialogue a été organisé par les organisations Synergie des Femmes pour le Développement (SFD) et le Bureau d’Etude pour le Développement de Walikale (BEDEWA) en collaboration avec l’Administrateur Militaire du territoire de Walikale. Cette initiative a été appuyée par le Programme Tujenge Amani ! que met en œuvre  l’ONG APC dans le cadre de la Stabilisation de Walikale, ceci avec l’appui financier du Département Fédéral des Affaires Étrangères Suisse.

Ces assises avaient pour objectifs de susciter les membres des communautés, les acteurs de la société civile et les autorités locales à identifier les défis liés à la paix dans le territoire de Walikale ; de définir les perspectives d’avenir en termes d’actions à mener, les stratégies d’intervention et les mécanismes de suivi  pour restaurer la paix en accompagnant  l’État de siège dans le territoire de Walikale.

Durant deux jours, les questions ci-dessous ont été aux centres des réflexions :

  • l’État de siège décrété par le président de la république de la RDC
  • l’état des lieux des groupes armés dans le territoire de Walikale.
  • les activités de paix que mènent les structures communautaires dites Noyaux Tujenge Amani en territoire de Walikale (en localité de Mubi, Itebero et à Walikale Centre).

Après avoir compris le bien-fondé de l’État de siège et la dynamique des groupes armés dans le Walikale, les participants ont défini les actions concrètes à mener afin de pallier aux problèmes de paix. Parmi ces actions figurent :

  • organiser des ateliers, des rencontres et  dialogues sociaux pour promouvoir la désolidarisation des communautés avec  les  groupes armés et leurs collaborateurs du niveau local, provincial et national qui souvent facilitent le ravitaillement des groupes armés en armes,  minutions et idéologies.
  • Organiser les sensibilisations des groupes armés à se rendre sans délai
  • Mener un plaidoyer auprès des autorités provinciales et nationales pour la mise en place et l’opérationnalisation du programme de PDDRCS dans le territoire de Walikale afin de rendre effectif le relèvement communautaire pour la réinsertion des démobilisés.

Plusieurs recommandations ont été assorties de ce dialogue afin d’accorder beaucoup de chances au processus, notamment :

  • au gouvernement congolais, de rendre effectif le Programme DDRCS dans le territoire de Walikale ;
  • aux membres des communautés de Walikale, de couper toute collaboration avec les groupes armés
  • aux groupes armés, de répondre vivement à l’appel à la démobilisation communautaire lancé par le chef de l’état
  • et à APC d’accompagner la suite du processus du dialogue en vue d’une concrétisation des actions prioritaires définies mais aussi mettre en place les structures communautaires dans d’autres localités de Walikale ou elles ne sont pas encore opérationnelles.

ont pris part à ce dialogue ; les délégués des élus de Walikale, Services de sécurité et de renseignement, autorités politico-administratives locales, chefs des groupements, acteurs de la société civile, délégués des communautés de WALIKALE, Chefs religieux et leaders sociaux locaux influents, délégués des notabilités des groupements, mouvements des jeunes et associations féminines.

 

APC ET LA CELABRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PAIX

APC ET LA CELABRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PAIX

 

Célébration ce 21 Septembre 2021, de la Journée Internationale de la Paix. Pour consolider la paix en RDC, malgré le contexte de Covid-19, l’ONG Action pour la Paix et la Concorde en appelle :

– à un accès équitable à la gestion de la chose publique, aux services de base et aux ressources naturelles du pays ;

– à la lutte contre l’impunité, la corruption et l’injustice sous toutes ses formes;

– à la mobilisation des forces productives locales en vue de générer des richesses, les

Transformer en RDC et vendre nos produits finis. C’est cela la voie qu’il nous faut pour faire

Valoir notre dignité au lieu de persévérer dans la consommation de ce qu’on ne produit pas

Localement au pays.

Cet appel a été lancé par Déogratias Buuma, Directeur Exécutif de l’ONG APC, lors de son

Adresse à la presse de Bukavu. A travers une approche communautaire participative, APC contribue à la construction de la paix en RDC et en Afrique à travers son engagement à œuvrer aux côtés des couches socio-professionnelles dans la recherche des alternatives pour aborder (à travers des voies pacifiques), les problèmes qui sont à la base des divisions et les fragmentations des couches des populations.

Parmi les activités menées sur le terrain figure l’accompagnement des leaders des communautés à tous les niveaux, le travail avec les autorités dans la construction de la résilience susceptible d’aider les membres des communautés à résister aux différentes formes des manipulations qui débouchent fort malheureusement, à des divisons et au développement des « entreprises » des violences intra et intercommunautaires.

En cette journée internationale mémorable, il faut souligner les fondamentaux de la paix :

l’accès équitable aux ressources que génère la RDC, la disponibilité des services de base

dont une bonne éducation, l’accès à l’eau, à l’énergie, aux soins de qualité sont autant

d’indicateurs pour une véritable paix.

Pour Déogratias Buuma « Nous ne pouvons pas parler de paix sans assurer une reconnaissance et un accès équitable de par le monde, aux ressources disponibles à travers les efforts engagés par les nations, dans les réponses aux catastrophes naturelles et celles générées par la folie humaine. Nous célébrons cette journée internationale de la paix parce que nous respirons. Nous respirons parce qu’il y a un environnement qui nous produit de l’oxygène et ses composantes pour notre existence. Il n’y a donc pas de paix sans protection et une bonne conservation de cet environnement ».

Il est illusoire d’aspirer à cette paix sans l’aboutissement des nombreuses réformes en cour de chemin en RD Congo:

– L’achèvement de la conception jusqu’à la promulgation de la politique foncière

nationale couplée à la politique nationale de l’aménagement du territoire.

– La mise en œuvre effective au sein de nos communautés, du P-DDRC-S,

– La réforme agraire taillée sur les réalités et les besoins actuelles de la population,

Bref, pour parler d’une paix véritable, il faut des politiques nationales congolaises articulées sur les grands besoins des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Nous devons cependant louer et encourager les efforts jusque-là consentis par les différents

acteurs et dans différents domaines sectoriels. Dans nos entités territoriales, il est admirable de saisir les capacités de résilience développées par nos membres des communautés pour résister aux chocs et aux stresses des conflits souvent leur imposer. Vivre le courage et l’espoir dont sont armés nos membres des communautés démontre à quel point, les initiatives de paix

développées sur le terrain grâce à la bienfaisance des nombreux intervenants restent d’une

grande importance. Ces efforts sont à reconnaitre et nécessitent d’être renforcés sans relâches au niveau local, provincial, national, régional et international.

Soulignons pour terminer que l’ONG de droit congolais Action pour la Paix et la Concorde, APCen sigle (www.apcasbl.org ) est active d’une part en RD Congo au niveau des provinces du Sud-Kivu, Nord-Kivu, Kasaï, Maïndombe et Kinshasa et d’autre part, APC interagit avec d’autres organisations de la société civile des pays des grands-lacs du Rwanda et du Burundi et tout cela avec la bienfaisance des nombreuses institutions nationales et internationales.

LES AUTORITES PROVINCIALES DU SUD-KIVU ET LES JEUNES DE LA MEME PROVINCE S’ENGAGENT A ACCOMPAGNER LES PLANS D’ACTIONS DE STABILISATION DES TERRITOIRES DE KABARE, KALEHE, SHABUNDA ET WALUNGU ;

LES AUTORITES PROVINCIALES DU SUD-KIVU ET LES JEUNES DE LA MEME PROVINCE S’ENGAGENT A ACCOMPAGNER LES PLANS D’ACTIONS DE STABILISATION DES TERRITOIRES DE KABARE, KALEHE, SHABUNDA ET WALUNGU ;

Les autorités provinciales du Sud-Kivu et les jeunes de cette même province ont pris l’engagement d’accompagner les plans d’actions issus des dialogues sur les causes de l’implication des jeunes dans les groupes armés et autres violences communautaires, en vue de  contribuer à la stabilisation des Territoires de Kabare, Kalehe, Shabunda et Walungu.

C’est engagement est l’un des résultats du Forum Provincial tenu à Bukavu, du 02 au 03 Juin 2021, sur les défis et les perspectives de l’engagement des jeunes et des autorités provinciales dans la consolidation de la paix au Sud-Kivu. Il a été organisé par APC dans le cadre de son projet Jeunesse Engagée pour la Paix au Sud-Kivu, qu’appui le Fonds du Secrétaire Général des Nations Unies pour la promotion de la Paix. Ce forum de 2 jours avait comme objectif, de renforcer l’engagement des autorités provinciales et des jeunes dans la mise en œuvre des actions de stabilisation de la Province du Sud-Kivu.

Ont participé à cette activité, les autorités provinciales (Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières ; Ministre du Plan et Budget ; Ministre en charge du genre ; Députés provinciaux originaires des zones du projet : Kabare, Kalehe, Shabunda et Walungu ),  les structures communautaires de paix accompagnées par APC , les Comités des jeunes (Conseil provincial de la jeunesse du Sud-Kivu, le Parlement de Jeunes du Sud-Kivu, Représentants des étudiants originaires de ces territoires)  et les Médias locaux.

Ce forum de Bukavu, du quel est ressorti cet engagement, fait suite aux dialogues sociaux organisés dans les territoires de Kabare, Kalehe, Shabunda et walungu sur les causes de l’implication permanente des jeunes dans les groupes armés et autres violences communautaires. Au cours de ces dialogues sociaux, différentes actions à mener pour réduire sensiblement cette implication des jeunes dans les groupes armés et violences communautaires avaient été définies. Elles devraient bénéficier d’une implication directe des autorités provinciales pour leur matérialisation. Parmi ces actions nous citons :

  • S’investir  dans la mise en œuvre des actions de réinsertion des démobilisés issus des groupes armés opérant dans la zone du projet JEP et d’autres jeunes désœuvrés
  • Appuyer les jeunes et les structures communautaires dans les actions d’entreprenariat pour le renforcement de leur résilience économique au regard des résultats du plaidoyer mené en novembre 2020
  • Organiser des dialogues sociaux mettant ensemble les chefs coutumiers, les autorités politiques et administratives, les jeunes et les mutualités ethniques pour échanger sur des questions de paix, de sécurité et de développement socio-économique des territoires de Kabare, Kalehe, Shabunda et Walungu.

Avant que cet engagement ne soit pris, les défis ont été minutieusement analysés par les participants qui ont aussi dégagé les mécanismes pour relever les défis liés à leur implication dans les actions de réduction de violences communautaires.

LES JEUNES DES TERRITOIRES DE KALEHE, KABARE, SHABUNDA ET WALUNGU PLAIDENT AUX PRES DU GOUVERNEMENT POVINCIAL ET L’ASSEMBLEE DU SUD-KIVU POUR L’INSCRIPTION AU BUDGET PROVINCIAL DU FINANCEMENT DES LEURS INITIATIVES ENTREPREUNERIALES.

LES JEUNES DES TERRITOIRES DE KALEHE, KABARE, SHABUNDA ET WALUNGU PLAIDENT AUX PRES DU GOUVERNEMENT POVINCIAL ET L’ASSEMBLEE DU SUD-KIVU POUR L’INSCRIPTION AU BUDGET PROVINCIAL DU FINANCEMENT DES LEURS INITIATIVES ENTREPREUNERIALES.

 

Les jeunes du triangle Kalehe-Kabare-Walungu et de Kalehe ont plaidé aux près du gouvernement provincial du Sud-Kivu et de l’assemblée de cette même province pour l’inscription au budget provincial du financement des leurs activités  entrepreneuriales. Ce plaidoyer tenu à Bukavu en date du 07 Novembre 2021, avait comme thème « Jeunesse-Paix et Sécurité ». Il a été mené dans le cadre du projet Jeunesse Engagée pour la Paix que met en œuvre l’ONG Action pour la Paix et la Concorde avec l’appui du Fond du Secrétaire Général des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF). Le projet Jeunesse Engagée pour la Paix est exécuté dans les territoires de Kabare, Kalehe, Shabunda et Walungu où règnent les violences communautaires et de l’insécurité grandissante.

C’est Namukuru Ruhamya Yvette, conseillère du comité territorial de la jeunesse de Walungu qui avait fait devant les ministres et députes de la province du Sud-Kivu, la lecture de la note de plaidoyer des jeunes sur l’inscription au budget provincial du financement des initiatives d’entreprenariat des jeunes pour l’exercice 2021. Elle avait insisté sur le fait que, cette approche innovante vise l’appui financier du gouvernement aux initiatives des jeunes ainsi que l’orientation des partenaires de l’État congolais désireux de conduire des projets en faveur des jeunes à appuyer cette ligne budgétaire en s’inscrivant dans la politique et priorité du gouvernement.

Une Recherche Action Participative menée sous les auspices de APC sur la problématique de l’implication des jeunes dans les groupes armés et autres violences communautaires a révélé qu’il y’a manque d’encadrement socio-professionnelle des jeunes et des ex-combattants, manque de centre de formation pour les jeunes et d’une politique d’encadrement des jeunes par le gouvernement congolais. Ceci poussent beaucoup des jeunes à être enrôlés dans les groupes armés et à être impliqués dans la commission des violences communautaires en territoires de Kabare, Kalehe, Shabunda et Walungu.

Dans le cadre de la recherche de la paix, les jeunes agissant dans les noyaux Tujenge Amani,  sensibilisent à la démobilisation et au processus DDRC. Depuis l’an 2014 à 2020, plus de 300 combattants ont été démobilisés et ont remis plus de 700 armes et autres effets militaires soit aux FARDC ou soit à la MONUSCO. Cela grâce à la collaboration entre ces structures communautaires et les autorités locales.

Pour Sosthène Maliyaseme, Directeur National de Programme de l’ONG APC, ce plaidoyer  est une opportunité offerte aux jeunes plaideurs, pour que la province du Sud-Kivu prenne un engagement pouvant contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire dans le triangle Kabare-Shabunda-Walungu et dans le territoire de Kalehe en mettant en place les dispositions structurelles institutionnelles qui vont renforcer les actions mises en œuvre par les humanitaires. Il a par la même occasion invité les autorités provinciales ( ministres et députes) à prendre des décisions susceptibles de contribuer à l’encadrement socio-économiques et professionnels des jeunes afin de maintenir durablement la paix et la cohésion dans le triangle des territoires de Kabare-Shabunda-Walungu et Kalehe.

Rodin Aochi, Ministre Provincial du plan ayant aussi la stabilisation dans ses attributions a à l’occasion révélé que le gouvernement provincial, prévoit la mise en place des incubateurs des jeunes avant que son collègue de l’intérieur, Lwabanji Lwasi Ngabo n’invite les jeunes à agir en association en vue d’accroitre leur chance de réussir.

Les honorables députés provinciaux ont promis de faire le suivi pour que, lors de l’exécution du budget de 2021, les besoins de la jeunesse soient pris en considération.

LE GROUPEMENT DE MBINGA NORD EN CHEFFERIE DE BUVAVU, DOTE DES MATERIELS NUMERIQUES DE SECURISATION FONCIERE.

LE GROUPEMENT DE MBINGA NORD EN CHEFFERIE DE BUVAVU, DOTE DES MATERIELS NUMERIQUES DE SECURISATION FONCIERE.

Le groupement de Mbinga Nord dans la chefferie de Buhavu a bénéficié des matériels de sécurisation foncière. Les cérémonies de la remise officielle sont intervenues le 2 Février 2020 à Nyamasasa devant les membres de la communauté et les autorités locales dont celles coutumières.

Il s’agit de 3 GPS, 3 Boussoles et 24 registres fonciers que l’ONG APC vient de doter à la chefferie, dans le cadre de son projet  Inawezekana- Adressing Roots Causes(ARC), appuyé financièrement par l’ONG ZOA. Ces matériels pourront faciliter les services fonciers du groupement d’entrevoir les activités de sécurisation foncière à base d’une technologie de pointe. Il s’agit des outils de numérisation du processus de sécurisation foncière décentralisée.

Ce processus s’inscrit dans l’objectif de contribuer à la prévention et transformation des conflits fonciers dans le   territoire de Kalehe à la base des procès interminables aux cours et tribunaux, la crise de confiance entre les communautés, les violences communautaires, la création des groupes armés et qui affectent la cohésion sociale  depuis des décennies. .

Au cheveu des communautés déchirées par ces conflits en des conséquences incalculables, APC a lancé à partir de 2008, un processus de Recherche –Action-Participative sur les conflits fonciers dans le territoire de Kalehe. Cette recherche avait révélé que l’oralité, l’opacité qui caractérisent les transactions foncières et la compétition du pouvoir de gestion de terres entre l’administration foncière et les chefs coutumiers étaient parmi les causes de la récurrence des conflits fonciers. Ainsi, en  termes de réponse à ce problème communautaire,  les autorités coutumières et les leaders des communautés s’étaient lancés de plein pied depuis 2012 dans le  processus de sécurisation foncière. Cette dernière passe essentiellement par trois étapes qui sont (a) la reconnaissance publique des droits fonciers (participation de tous les voisins,  autorités du village et les membres de la commission d’enquête) ; (b) l’enregistrement des droits fonciers (au niveau du Groupement et ce, sur base des PV de reconnaissances des droits issus de la commission d’enquête du village et (c) la certification des droits fonciers par la Chefferie comme Entité Territoriale Décentralisée (sur base de la documentation issue du Groupement).  Dès lors toutes les parties prenantes ont désormais opté pour le titre foncier dit acte d’occupation et d’exploitation d’un terrain coutumier comme outil de sécurisation foncière de leurs terres.

Malgré le succès qu’a auguré ce nouveau système de sécurisation foncière, certaines imperfections ont été dégagées dans l’ancien mécanisme qui était du reste manuel en ce qui concerne les outils de mesurage des terres, d’enregistrement, certification  des droits fonciers ainsi que le classement des données.

Dans le souci de la perfection du processus de sécurisation foncière décentralisée accompagné par APC, grâce à ses partenaires dont ZOA, l’informatisation/Numérisation se veut un impératif pour améliorer la qualité de service. C’est ce qui justifie par surcroît cette dotation des matériels modernes de sécurisation foncière.

Avant d’utiliser ces outils, une équipe de 3 agents fonciers proposés par le groupement a reçu une formation  de dix jours sur l’usage des matériels. Elle pourra prélever les données topographiques en présence des membres de l’équipe d’enquête, du chef , de village, sous village, des membres du Cadre de Dialogue et Médiation (CDM), du propriétaire de l’espace foncier faisant objet de la demande de titre foncier  et de tous les voisins de limite .

L’Honorable Koko Chirimwami, Député Provincial du Sud-Kivu, Chef de groupement de Mbiga Nord, étant dans ce processus depuis le début, a lancé un ouf de soulagement. Pour lui, ces matériels modernes de sécurisation foncière vont aider à :

– résoudre certains conflits de limites et exploitation de la terre,

– ainsi contribuer à la réduction des conflits fonciers et des violences communautaires  liées à ces conflits. Et par voie de conséquence, contribuer au développement socioéconomique.

Dans sa posture de député provincial, l’élu de Kalehe, Koko Chirimwa rassure de se battre bec et ongle, pour que la proposition d’édit portant modalités de reconnaissance et sécurisation des droits fonciers locaux en Province du Sud-Kivu (Proposition) qu’il a déjà proposé et déposé à l’assemblée Provinciale du Sud-Kivu soit traitée au cours de la session de Mars 2021 et promulguée par le gouverneur de province. Il reconnaît que l’activisme des groupes armés et la circulation illégale d’armes à feu dans le territoire de Kalehe sont en corrélation avec les conflits fonciers et que comme député, il est de son devoir d’accorder une attention particulière à ce processus.

Par ailleurs, le processus de sécurisation foncière dans le territoire de Kalehe a connu des forces et faiblesses.

S’agissant des forces, Sosthène Maliyaseme, Directeur de Programme de APC, évoquait :

– l’appropriation communautaire qui se traduit par la compréhension communautaire de l’utilité d’avoir un document écrit dit  » acte d’occupation et d’exploitation d’un terrain coutumier » gage de sécurisation foncière.

– l’appropriation du processus par les chefs coutumiers car le processus se déroule dans leurs entités et se préoccupent de ce mécanisme de prévention des conflits fonciers et que les partenaires n’assurent que l’accompagnement des Chefferies.

– les femmes qui n’avaient pas droit d’accéder à la terre, ont graduellement commencé à accéder à la terre au cours de ce processus et accèdent au titre foncier coutumier sans discrimination

– le renforcement des capacités des autorités locales, des membres des CDM, des femmes et des agents fonciers sur le droit foncier et les techniques de transformation des conflits fonciers

– la prise en compte de ce processus dans les options fondamentales retenues dans la réforme foncière en cours en République Démocratique du Congo(RDC).

– la dotation de la Chefferie de Buhavu du logiciel et autres matériels informatiques pour la numérisation du processus de sécurisation foncière.

Abordant les obstacles de ce processus, le Directeur de programme APC mentionne:

– la résistance de certains acteurs face au processus sous prétexte que celui-ci risque d’attribuer de la terre aux étrangers.

– le faible appropriation    du processus par les autorités coutumières au niveau local. C’est ce qui traduit le relâchement de certaines d’entre elles et ce dans certains groupements du Territoire de Kalehe.

Dans cette bataille de sécurisation foncière, APC avec l’appui de  ses partenaires compte :

– améliorer le processus de sécurisation foncière en l’informatisant dans tout le territoire de Kalehe,

– Poursuivre avec la formation des autres agents fonciers dans le territoire de Kalehe.

– Maintenir son engagement dans le processus de la réforme en cours en RDC pour que toutes les expériences déjà développées, à l’instar de celle-ci de Kalehe soient effectivement prises en compte au tant dans la politique foncière que dans la loi foncière elle-même.

Cette cérémonie de remise du matériel s’était clôturée par la satisfaction des autorités locales, des  Cadres de Dialogues et de Médiation(CDM) et celle de la population locale en générale.

LES AUTORITES DE LA PROVINCE DU SUD-KIVU SALUENT LES EFFORTS DE STABILISATION FOURNIS PAR LE PROGRAMME TUJENGE AMANI !

LES AUTORITES DE LA PROVINCE DU SUD-KIVU SALUENT LES EFFORTS DE STABILISATION FOURNIS PAR LE PROGRAMME TUJENGE AMANI !

Les autorités provinciales du Sud-Kivu ayant la stabilisation dans leurs attributions, c’est-à-dire le Ministre Provinciale de l’intérieur, celui du plan, et les députés provinciaux saluent les efforts menés par le projet Tujenge Amani dans le cadre de la construction de la paix dans les territoires de Kabare, Kalehe, Walungu et Shabunda en province du Sud-Kivu.

Elles l’ont fait savoir le 12 Aout 2020 à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu. C’était lors d’une rencontre informative sur les réalisations du programme Tujenge Amani! qu’elles ont eu avec l’équipe exécutive de Action pour la Paix et la Concorde qui met en œuvre le programme appuyé financièrement et techniquement par le Département Fédéral des Affaires Etrangères Suisse. Ont également pris part à cette rencontre, le STAREC, la MONUSCO SSU, et les leaders des communautés issus des zones d’implémentation du programme Tujenge Amani!

Les activités salvatrices de paix dont on salue leurs contributions dans la restauration et la consolidation de la paix dans les territoires précités, sont les dialogues sociaux, les médiations, les plaidoyers, les ateliers de renforcement des capacités des acteurs clés au processus de la paix, l’accompagnement socio-thérapeutique, l’accompagnement des communautés par les structures communautaires de paix, les émissions radio des paix. Ces activités sont à la base de la réduction des violences communautaires,  de la démobilisation communautaire et volontaire des éléments des groupes armés avec les armés.

Dans ses explications, Déogratias Buuma, Directeur National de APC,  renseigne qu’au-delà de la réduction des violences communautaires,  ces activités réalisées par le programme Tujenge Amani! visent la consolidation de la paix et la reconstruction d’un capital humain, gage de développement de ces territoires d’implémentation du projet, déchirés par l’activisme des groupes armés, les conflits liées  à l’exploitation des ressources naturelles, et ceux en rapport avec l’accès et l’exercice du pouvoir coutumier.

S’inscrivant dans la logique d’anticipation, Lwabanji Lwasi Ngabo et Rodin Aochi respectivement Ministre Provincial de l’intérieur et celui du plan félicitent les actions de paix déjà réalisées par le Programme Tujenge Amani ! et promettent leur accompagnement énergétique dans l’attente des résultats escomptés que s’assigne le programme. Ils souhaitent voir ce programme plus efficace et investi dans la prévention des attitudes communautaires qui ne promeuvent pas la paix.

Face à cette mission,  le contexte dans lequel le projet est exécuté risque de s’ériger en obstacle. Il est surtout caractérisé par l’activisme du Conseil National pour la Renaissance et la Démocratie (CNRD) qui est un groupe armé étranger et le possible ralliement de plusieurs éléments à d’autres factions des groupes armés.

Séances tenantes, les participants à la réunion ont définis les actions pour faire face à ce défis sécuritaire.

Aimé Kikalage

Chercheur Audiovisuel

LES COMMUNAUTES DE KUBA ET KETE DANS LA PROVINCE DU KASAI S’ENGAGENT A ENTERRER LA HACHE DE GEURRE ET A DIALOGUER.

LES COMMUNAUTES DE KUBA ET KETE DANS LA PROVINCE DU KASAI S’ENGAGENT A ENTERRER LA HACHE DE GEURRE ET A DIALOGUER.

Les communautés Kuba et Kete s’engagent à enterrer la hache de guerre et à entamer un processus de dialogue social pour un retour à la Paix dans la province du Kasaï. C’est engagement est également partagé par le gouvernement provincial du Kasaï, l’assemblée provinciale, les autorités coutumières et sécuritaires provinciales.

Cette volonté a été manifestée à l’issus d’un atelier de restitution des résultats de la recherche action participative sur les défis et priorités pour la paix au niveau provincial à Tshikapa(Kasaï).

La restitution a été organisée en date du 12 Au 16 Juin 2020 par l’ONG Action pour la paix et la Concorde. C’était dans le cadre de son programme de stabilisation et de consolidation de la paix dans les provinces du Kasaï et Kasaï central appuyé par Interpeace et l’Union Européenne.

L’étude menait dans les sites de Tshikapa ville, Kamako, Kamonia et Kakenge a révélé que les communautés Kuba et Kete vivent des conflits violents à des conséquences  sociales, économiques, sécuritaires et politiques incalculables.

Conscients de la gravité des conflits, les participants qui sont ; les membres du gouvernement provincial, de l’Assemblée provinciale, les chefs coutumiers, le maire de la ville, les bourgmestres des différentes communes, les administrateurs des territoires, les organisations de la société civile, les membres des communautés et  ceux des groupes de discussions permanentes, ont pris l’engagement de se lancer dans un processus de dialogue social sur les différents conflits majeurs qui déciment l’espace Kasaï et de parvenir à une paix durable.

Au nom du gouvernement provincial et de toute sa population, Gaston Nkole, Vice-Gouverneur de le Province du Kasaï et représentant de son titulaire à cet atelier de  restitution, a salué la portée du projet dialogue, médiation et réconciliation pour la paix au kasaï ainsi que les résultats de cette recherche. Il a par la même occasion promu l’engagement de son gouvernement à soutenir le processus de consolidation de la paix dans le Kasaï.

Même son de cloche pour le président de l’assemblée provinciale du Kasaï, les chefs coutumiers du milieu, comme les autres participants. Ces derniers ont ému le vœux de voir les restitutions de ces résultants se faire dans toutes les communautés du Kasaï.

Reconnaissant les efforts conjugués par APC dans la restauration du vivre ensemble entre les communautés Kuba et Kete, un tapis culturel Kuba a été remis à Franck Mushobekwa, directeur provincial de APC par les membres de deux communautés. Cet outil culturel utilisé dans les mécanismes traditionnels de résolution des conflits émet un message spécifique « dialoguons pour la paix au Kasaï ».

Cet engagement à dialoguer par les de parties prenantes, ravive l’espoir d’un espace Kasaï stable. L’ONG Action pour la paix et la Concorde avec ses partenaires(interpeace et l’Union Européenne) souhaitent bon vent au processus du dialogue amorcé et réitèrent son soutien.