Sote kwa ujenzi wa Amani

                                                                                             

a. Contexte :

Dans le contexte de la Province du Sud-Kivu en général, celui des zones d’interventions du programme en particulier (Kalehe, Kabare et Walungu), aborder la problématique des conflits renvoie à mettre à contribution l’approche systémique et holistique analysant les conflits non pas de manière isolée, mais comme des éléments appartenant à un système et étant en interaction entre eux.

Plusieurs études et analyses menées par APC, notamment dans les Territoires de Kabare, de Kalehe, de Shabunda, de Walungu dans la Province du Sud-Kivu, et dans le Territoire de Walikale en Province du Nord-Kivu, ont suffisamment démontré l’interconnexion qui existe entre les conflits fonciers, les conflits armés, ceux liés à l’exploitation des minerais et les conflits liés à l’accès et au contrôle du pouvoir. Les acteurs impliqués dans tous ces conflits utilisent la manipulation identitaire comme facteur principal de mobilisation des communautés pour soutenir leurs positions et leurs intérêts. Pour travailler sur ce système des conflits, les stratégies d’intervention doivent tenir compte de cette logique d’interconnexion.

Au regard des enjeux liés à ces conflits, l’analyse des acteurs se focalise d’une part sur les acteurs directement impliqués dans les conflits et d’autre part les acteurs susceptibles de contribuer à la transformation de ces conflits.

S’agissant des acteurs directement impliqués dans les conflits, on peut citer : les opérateurs politiques, les chefs coutumiers, les jeunes issus des groupes armés, les leaders des groupes armés, les leaders des communautés, les responsables de l’administration foncière et les autorités gestionnaires des questions coutumières. Entre ces acteurs, il se dégage des interactions et des alliances d’un groupe d’acteurs contre un autre et ce, selon qu’ils agissent sur l’une ou l’autre dimension de ces conflits. A titre illustratif, pour un conflit lié à l’exploitation des ressources naturelles, certains acteurs politiques se trouvent en coalition avec certains leaders des communautés en opposition avec un autre groupe des leaders des autres communautés. Dans ce cas, la stratégie de manipuler les membres des communautés pour leur adhésion à la position des uns et des autres est très souvent développée. C’est dans cet ordre d’idée que les jeunes de différentes communautés se retrouvent mobilisés dans les affrontements intra et intercommunautaires.

Selon le niveau d’influence des acteurs, certains agissent au niveau national pour avoir les documents de permis d’exploitation des minerais. Les acteurs de ce niveau tissent leur réseau d’influence au niveau provincial et communautaire leur permettant d’avoir, à ces niveaux, d’autres acteurs ou leurs alliés à la fois dans les institutions étatiques et dans les communautés qui agissent en faveur de leur position au niveau provincial et local.

Pour ce qui est des parties prenantes à impliquer dans le processus de transformation sociale, nous citons les associations des femmes, les associations des jeunes, les structures communautaires, les différentes faîtières de la société civile, les conseils territoriaux et provincial de la jeunesse, les autorités provinciales (l’Assemblée, le Gouvernement ; les services de l’administration publique) et les chefs coutumiers.

A travers les différentes stratégies, le projet agira efficacement sur les facteurs des conflits armés, ceux liés au foncier et à l’exploitation des ressources naturelles, à l’accès et au contrôle du pouvoir coutumier et à la manipulation identitaire, ce, afin de contribuer à la durabilité des mécanismes inclusifs de transformation des conflits, et à travers lesquels à la réduction des violences communautaires et la cohésion sociale.

  1. Objectif :

Contribuer à la réduction de violences communautaires pour renforcer la cohésion sociale dans les Provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu en RDC avec un focus sur le Sud Kivu en première année.

  1. Zone d’intervention

 Territoire de Kalehe, dans les Chefferies suivantes :

  1. a) Buhavu, en Groupements de i) Buzi (sites de Minova et Numbi), de ii) Kalima (sites de Bulambika, Kambali, Kambegete, Hombo), iii) Mubugu (sites de Karasi, Chigoma, Chiriba, Katasomwa) et iv) Kalonge (sites de Cifunzi, Rambo, Caminunu et Fendula).
  2. b) de Buloho, en Groupements de i) Bagana (site de Bagana centre), ii) Munyanjiro (site de Maibano) et iii) Musenyi (Musenyi centre).

2) Territoire de Kabare, chefferie de Nindja, dans les groupements de i) Luhago (sites de Luhago centre et d’Ikambi) et ii) d’Ihembe (site de Kishadu).

3) Territoire de Walungu, chefferie de Ngweshe, groupement de i) Kaniola (sites de Kaniola centre), ii) Nzibira et iii) Nyamarhege

  1. d) Partenaire financier

Life and Peace Institut(LPI)