AFFRONTER LES DEFIS DU COVID-19 ET BOUGER DANS LA DIRECTION DE LA PAIX DANS LES PAYS DES GRANDS LACS AFRICAINS.

Profitant de la Journée Internationale de la Paix 2020 ce lundi 21 septembre 2020, dont le thème est : « façonner la paix ensemble », des acteurs de paix du Rwanda, du Burundi, de l’Est de la RD Congo et de la GIZ, dont les délégués de l’ONG Action pour la Paix et la Concorde, APC, ont analysé ensemble différentes faces des restrictions des mouvements des populations transfrontalières, ses risques et opportunités ainsi que des types d’actions à envisager par les organisations partenaires du SCP-GIZ dans ce contexte du COVID-19. C’était au cours d’une réunion virtuelle entre partenaires au Programme Régional SCP / GIZ.

Il apparait ainsi que le pire serait de croiser les bras ou de sous-estimer ses capacités à réagir devant les souffrances de tous ceux qui vivaient du petit commerce transfrontalier si affectés ou le désespoir de tous ces jeunes qui ne rejoindront plus leur école pour multiples raisons. C’est pour tous ceux-là et les autres qu’il faut être là et se manifester pour apporter l’espoir dans toute la région. Il faut toujours continuer encore et encore à agir ensemble.

C’est ainsi que l’organisation Vision Jeunesse Nouvelle du Rwanda vient de produire et de partager une courte vidéo sur le lien https://www.youtube.com/watch?v=fWP6xfdvdyM&feature=youtu.be  Celle-ci insiste sur les avantages de la négociation et de la coopération pour le mieux vivre ensemble, de la prise en compte de la contribution de la femme pour plus d’efficacité et de l’importance de l’attention portée au souci de paix dans le vécu quotidien qui contribue à la paix. Cette initiative a inspiré aux participants l’idée de regarder autour d’eux et de relever le défi du découragement face l’incertitude imposée par le COVID-19 et travailler à l’éveil des consciences de ceux qui évitent la courtoisie routière dans les passages étroits, nous rappelle Michel, ferment les yeux  et le cœur à l’ouverture à l’autre, insiste Déo de APC ou abandonneront bientôt leur scolarité suite aux effets pervers des mesures de lutte contre la pandémie, comme l’a observé Jean-Claude.

Ces commentaires et engagements spontanés montrent qu’il serait alors possible d’exploiter les ressources existantes dans les organisations engagées dans des programmes de paix pour faire avancer l’engagement des populations pour la paix,  comme le fait remarquer Hans. Le potentiel de paix dans les communautés de vie pourrait être augmenté par le canal des confessions religieuses et des médias. En définitive, « Il n’y a pas de pain sans paix », comme cela pourrait être célébré lors d’un concert de groupes musicaux des acteurs régionaux qui qui interprètent les chansons en vogue.

 

 

Atelier de renforcement des capacités des acteurs locaux de Bunyakiri sur les résolutions 1325, 2250 et 2419 du conseil de sécurité des Nations-Unies

Atelier de renforcement des capacités des acteurs locaux de Bunyakiri sur les résolutions 1325, 2250 et 2419 du conseil de sécurité des Nations-Unies

Il s’est tenu du jeudi 12 au vendredi 13 mars 2020 l’atelier de renforcement des capacités des acteurs locaux de Bunyakiri sur la connaissance des Résolutions 1325, 2250, et 2419 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies traitant respectivement du droit des femmes, de la paix et de la sécurité (Résolution 1325) et de l’implication des jeunes dans les actions de paix (Résolutions 2250 et 2419). 45 personnes, dont 30 femmes et 15 hommes, ont pris part à cette activité, parmi lesquelles les membres des structures communautaires, les Noyaux Tujenge Amani accompagnés par APC venus des Groupements de Bitale, Hombo Sud, Kambali, Karali, Karasi et Maibano mais également les membres d’autres structures communautaires de Bulambika, dont le Cadre de Dialogue et de Médiation (CDM) accompagné aussi par APC.

En marge de la Journée Internationale des droits de la Femme célébrée dans toute l’humanité le 8 mars de chaque année, cet atelier s’est tenu dans la grande salle du poste d’encadrement administratif de Bunyakiri, une entité du Territoire de Kalehe située à l’extrême Nord de la Province du Sud-Kivu, à 72 kilomètres de la Ville de Bukavu en République Démocratique du Congo (RDC).

Ces assises de deux jours ont été organisées par l’organisation APC, dans le cadre du projet Jeunesse Engagée pour la Paix dans la Province du Sud-Kivu. Appuyé financièrement par le Fonds du Secrétaire Général des Nations-Unies pour la promotion de la paix (PeaceBuilding Fund, PBF) ce projet est complémentaire au Programme Tujenge Amani mis en œuvre dans les Territoires de Kabare, de Kalehe, de Shabunda et de Walungu dans la Province du Sud-Kivu, financé, lui, par le Département Fédéral des Affaires Etrangères de la Suisse à travers son Ambassade en RDC. Ledit projet vise à Contribuer à la réduction des violences communautaires liées à l’implication des jeunes dans les groupes armés et autres conflits violents en vue de la stabilisation durable de la Province du Sud-Kivu en les impliquant dans le processus de paix dans leurs contrées, car, dit-ont, il n’y a pas de paix sans la jeunesse.

Les participants ont vu leurs capacités renforcées dans la connaissance desdites Résolutions afin d’éveiller leurs consciences du fait que la consolidation de la paix et la stabilisation dans leurs entités respectives est leur affaire. Ils ont été aussi sensibilisés sur l’importance de la contribution des femmes et des jeunes à la paix et à la sécurité dans l’entité de Bunyakiri.

Il sied de préciser que la Résolution 1325 est la première du genre sur le plan international à imposer aux différentes parties d’un conflit de respecter les droits des femmes et de soutenir leur participation aux négociations de paix et à la reconstruction post-conflit. La Résolution 2250, quant à lui, se focalise sur la jeunesse, la paix et la sécurité. Elle vise à faire participer et à impliquer les jeunes dans les actions de pacification pour résoudre les conflits, les protéger contre toute forme de manipulation, ainsi prévenir leur avenir contre toute sorte de tentative d’implication dans les actions de non-paix. Quant à la Résolution 2219, elle est venue en appui à la Résolution 2250 en responsabilisant aussi les acteurs non-étatiques, notamment ceux de la société civile, dans le respect de ses dispositions.

En marge de cet atelier, a été visualisée une vidéo intitulée « Demande de pardon à Bunyakiri » qui relate brièvement le résultat d’un processus de sensibilisation des combattants du groupe armé « Raia Mutomboki » jadis actifs à Bunyakiri, lequel processus a eu comme point culminant la demande de pardon, par les ex-combattants, à la population de Bunyakiri enfin de retourner dans la cité et vivre comme les autres citoyens congolais. Ce pardon est la manifestation d’un changement de comportement de la violence vers la paix dans l’entité de Bunyakiri.

Un autre moment fort qui a caractérisé cet atelier a été le témoignage des femmes de Kachiri, un village à Bunyakiri, qui s’étaient soulevées contre un groupe armé qui y semait terreur et désolation depuis 1994 Ce soulèvement s’est traduit par une marche initiée par ces femmes dont la plupart ont étaient touchées par différentes sensibilisations organisées avec l’accompagnement de APC à travers les structures communautaires de paix précitées

Ce témoignage a été une illustration pratique sur la contribution de la femme aux actions de paix telle que prônée par la Résolution 1325. Avant de formuler des recommandations à l’Etat congolais de prendre ses responsabilités afin d’assurer l’effectivité de son autorité sur cette entité de Bunyakiri, préalable à la paix, les participants à l’atelier ont loué à juste titre la contribution de la femme de Bunyakiri (à plus ou moins 70%) à la recherche de la paix.

Bunyakiri, 14 Mars 2020

Kasaï : Des membres du GDP formés sur les techniques de facilitation de dialogue et de gestion des groupes par l’ONG APC

Kasaï : Des membres du GDP formés sur les techniques de facilitation de dialogue et de gestion des groupes par l’ONG APC

L’ONG Action pour la Paix et la Concorde (APC) a organisé le mardi 26 mai 2020, à Tshikapa, une séance de renforcement des capacités à l’intention des membres des différentes communautés issues des zones post-conflits de la province du Kasaï.

Ces derniers réunis au sein des groupes de dialogue permanent font partie des structures communautaires mises en place par l’APC en partenariat avec Interpeace, dans le cadre du projet de dialogue, médiation et réconciliation au Kasaï financé par l’Union Européenne (UE).

Au total, 120 acteurs répartis dans quatre zones d’intervention (Tshikapa, Kamonia, Kamako et Kakenge, ndlr) ont bénéficié de cette formation.

D’après Franck Mushobekwa, directeur de recherches à l’ONG APC, cette formation basée sur les techniques de médiation va doter les membres des groupes de dialogue permanent des connaissances pouvant leur permettre d’organiser le dialogue et la médiation dans leurs communautés respectives.

“Nous responsabilisons les membres des communautés dans nos zones d’intervention afin qu’ils soient à mesure de gérer leurs différends et gérer les groupes de dialogue social. Après cette étape, les membres de GDP vont se lancer dans l’organisation des séances de dialogue intra et inter-communautaire”, a-t-il fait savoir.

Après Tshikapa-ville, cette ONG organisera la même activité à Kakenge, une autre zone post-conflit. Cette dernière a connu les hostilités engendrées par des conflits fonciers autour de l’occupation de la forêt Mpalula communément appelée “Angola”.

Ces ateliers s’organisent dans le cadre du projet de consolidation de la paix dans les provinces du Kasaï et Kasaï Central, mis en oeuvre par Action pour la Paix et la Concorde. Ce, en partenariat avec l’ONG suisse Interpeace sous le financement de l’Union Européenne.

ATELIER DE CONCERTATION SUR LES CONTRIBUTIONS A LA PAIX SOCIALE A LA PORTEE DES ASSOCIATIONS DES JEUNES EXERÇANT DES AGR A GOMA EN PERIODE DE PANDEMIE COVID-19

ATELIER DE CONCERTATION SUR LES CONTRIBUTIONS A LA PAIX SOCIALE A LA PORTEE DES ASSOCIATIONS DES JEUNES  EXERÇANT DES AGR A GOMA  EN PERIODE DE PANDEMIE  COVID-19

 

Un Brainstorming pour un Groupe de Réflexion et d’Actions a été piloté par APC à Goma au Nord-Kivu en date du 16 Mai 2020. Cela pour aboutir à  un plaidoyer pour la prise en compte de la voix du peuple dans le processus de prise de décision sur les réalités locales. En fait, les mesures pour lutter contre le coronavirus sont prises en tenant compte uniquement de l’urgence sanitaire. Or, elles sont de nature à créer une crise sociale au vu du mode de vie des administrés. En effet, à voir les gestes du quotidien des habitants de Goma, force est de constater qu’ils vivent le coronavirus comme une blague alors qu’il s’agit d’une maladie mortelle. La communication et surtout l’agir politique des dirigeants y sont pour beaucoup. Comment conscientiser les citoyens sur la profondeur du changement social appelé par la situation créée par les diverses maladies à virus observées dans la Province du Nord-Kivu ?

 

En réalité, les habitants de la ville de Goma voient plutôt le problème d’un autre point de vue qui n’apparait nulle part dans l’univers médiatique et la panoplie décisionnelle. Les réalités qu’ils ont vécues ne sont pas analysées avec eux pour que les informations et décisions y afférentes tiennent compte de leurs avis. Les réunir pour en parler devait donc les amener à raconter eux-mêmes leur propre résilience face à l’inconnu d’une catastrophe sanitaire mondiale.

Deo Buuma,Acteur de la société civile nominé Ambassadeur pour la Paix

Deo Buuma,Acteur de la société civile nominé Ambassadeur pour la Paix

« Nous devons redoubler d’efforts pour la transformation positive de notre société en termes du capital humain, surtout encore, d’anéantissement de tous les systèmes qui avilissent l’homme, de la déconstruction des stéréotypes et autres formes de la manipulation qui éloignent les hommes des hommes. Ceci, pour, sans prétendre mettre fin aux conflits, mais en réduire, grâce à des mécanismes de médiation, toute violence susceptible de disloquer la communauté ».Et pour rassurer l’opinion de la possibilité d’y arriver, donc de sauver le pays d’une crise de manque de paix, il cite un adage de l’ex président américain, Barack OBAMA, « quand on veut, on peut ».Comme pour dire autrement, « Yes, we can ».
Ce prix de reconnaissance lui a été décerné au cours de la cérémonie de sortie officielle du conseil des confessions religieuses par la fédération pour la paix universelle le 10 mars 2018 en la salle concordia. C’est elle qui l’a décoré pour ses nombreux efforts dans la recherche et la consolidation de la paix au Sud-Kivu.L’heureux lauréat, coordonnateur de l’ONG Action pour la Paix et la Concorde, APC n’a pas hésité à exprimer sa gratitude pour ce geste qui vient récompenser sa lutte de longue haleine pour la paix sociale.

Pré-forum provincial sur la paix, la sécurité et le Développement au Sud-Kivu.

Pré-forum provincial sur la paix, la sécurité et le Développement au Sud-Kivu.

Plusieurs acteurs du Sud-Kivu vivant à l’intérieur et à l’extérieur de la Province viennent de se retrouver pendant deux jours à Bukavu au moment où les enjeux politiques à l’ère de la démocratisation des institutions de l’Etat entraînent des compétitions violentes qui ont une résonance dans le tissu social congolais.  En effet, ce jeudi 26 et ce vendredi 27 Avril 2018, un atelier préparatoire à un Forum provincial a regroupé des acteurs de la société civile et les représentants des mutuelles ethniques du Sud-Kivu autour des acteurs étatiques pour trouver des propositions locales aux problèmes locaux en complément aux stratégies prioritaires annoncées pour le développement  de la Province.En effet, la crise sécuritaire dans les terroirs et les facteurs qui gangrènent le développement local ont été assortis de propositions d’issues qui, par la suite, vont rencontrer dans un deuxième temps les experts locaux, nationaux et de la diaspora et même internationaux aux côtés des décideurs nationaux et étrangers, publics et privés. Il s’agira de reformuler, de cartographier et de rationaliser les propositions d’actions en termes de politiques, programmes et projets à court, moyen et long terme adaptés aux capacités disponibles et ainsi décrocher une appropriation sectorielle par les parties prenantes et des engagements formels à réaliser tout ou partie de chaque branche de sa souscription.L’appui technique et financier de Interpeace a été déterminant pour faciliter la préparation de ces assises très importantes pour la consolidation de la paix dans les Grands Lacs africains. C’est de cette manière que le Programme Régional de Dialogue Transfrontalier pour la Paix est engagé dans l’appui au Forum Communautaire provincial sur la sécurité et le développement au Sud-Kivu. Cette activité est une opportunité pour ce programme dans l’optique de chercher à développer un partenariat stratégique avec les leaders des communautés ethniques du Sud kivu vivant à Kinshasa et connecter le travail réalisé en province avec les institutions nationales. C’est aussi une opportunité de travailler avec les autorités provinciales et nationales pour faire avancer l’agenda pour la paix au Sud Kivu.
Bukavu, 27 Avril 2018
Prosper Hamuli Birali
Chercheur en Organisation des Communautés.

Compte rendu de la visite d’usaid au sein cdm bushumba/kashusha en date du 18 mai 2018.

Compte rendu de la visite d’usaid au sein cdm bushumba/kashusha en date du 18 mai 2018.

Dans le cadre du projet FSP volet bonne gouvernance une délégation de USAID représentée par son Chef de Mission en RDC accompagné avec celle de Mercy Corps représentée par madame Pauline, la chargée de qualité du projet FSP, a fait une descente sur le terrain en date du 18  mai 2018 dans le village Cikoma, groupement de Bushumba.L’objectif de cette visite était de faire un suivi des activités du programme FSP en particulier les activités agricoles ainsi que celles de la bonne gouvernance. C’est dans ce dernier volet que le CDM Bushumba a été sélectionné pour cette visite.
Ont participé à l’entretien tenu au bureau du CDM Bushumba/Kashusha
1.    Le chef de Mission de USAID
2.    Le chargé de qualité du projet FSP
3.    Le chef de Base de Mercy Corps à Kavumu
4.    Le Responsable de World Vision à Bukavu
5.    Le coordonnateur Agri du projet FSP
6.    Le manager BCC
7.    Le point focal APC du projet FSP
8.    Le chef de groupement de Bushumba
9.    Les membres CDM (tous)
Ordre du jour
·       Comment fonctionne les CDM
·       Les activités menées par le CDM
Déroulement de l’entretien
L’entretien du jour a été beaucoup caractérisé par des questions adressées aux membres CDM qui à leur tour répondaient dans la langue locale le swahili dont le point focal a fait la traduction pour une meilleure compréhension des participants.
Question :
Comment est né le CDM et comment fonctionne-t-il?
Membres de CDM
Le modérateur a pris la parole au nom des membres CDM tout en expliquant je cite :
Le CDM Bushumba émane de la communauté et c’est à l’issu d’une Assemblée communautaire élective qu’avait facilitée APC que 12 membres ont été élus dont 6 dans l’aire de santé de Bushumba et 6 dans l’aire de santé de Kashusha. Il a aussi signalé que c’est une structure communautaire regorgeant la représentativité de différentes couches sociales de la communauté dans deux aires de santé entre autre aire de santé de Bushumba et celle de Kashusha.
A cette même occasion, il a passé en revue des quelques formations dont ils ont été bénéficiaires de la part de APC.
Question :
 Comment savez-vous qu’il y a un cas de conflit et quelles sont les procédures pour réaliser  une médiation.
Membres de CDM
Parmi les activités que nous organisons, il y a les permanences au bureau et ces permanences se font d’une manière systématique et régulière. La personne en permanence reçoit le conflit qui arrive au bureau du CDM (plaignant) ou partie A. Le CDM procède à l’écoute de ses déclarations et fait l’identification et la documentation du conflit, en revanche, il produit une invitation qu’il envoie à la partie B ou partie accusée. Cette deuxième partie se présente aussi à son tour au bureau du CDM et qui s’explique aussi. En fin, les membres du CDM proposent un jour qu’ils pourront appeler les deux parties pour une confrontation et c’est à l’issue de cette confrontation que la médiation aura lieu. Si les deux parties s’entendent (médiation réussie), ils signent un acte de compromis par contre s’ils ne s’entendent pas quant à eux de vouloir s’orienter ailleurs.
Question :
Si une partie en conflit a des relations avec un membre du CDM, ce dernier peut aussi participer ou peut faciliter la médiation ?
Membres de  CDM
Le membre du CDM qui a des relations avec une partie (A ou B) ne peut pas faciliter cette médiation, d’ailleurs il ne doit même pas participer à la séance de médiation.
Question :
Le travail que vous faites est-il rémunéré et pour quoi vous le faites ?
Membres de CDM
Le travail que nous faisons est volontaire et nous n’avons aucune rémunération à la fin du mois. Nous le faisons car nous voulons la paix et l’harmonie dans nos entités. Et beaucoup plus nous ne voulons pas voir notre communauté rester dans la pauvreté à cause des conflits car en saisissant les instances judiciaires, les parties en conflits perdent toujours du temps de vaquer à leurs activités, et des sommes d’argent qui pouvait constituer l’épargne ou répondre aux besoins de la famille. Nous sommes très fiers lorsque nous facilitons la compréhension entre deux parties qui étaient en conflit  c’est-à-dire lorsqu’un climat de cohésion revient entre eux. Ceci est considéré comme le salaire que nous recevons.
Question :
Quelle relation existe-t-il entre vous et les autorités coutumières (chef de village, chef de groupement,…)
Membres de CDM
L’interaction entre nous et les chefs locaux est que lorsqu’il y a un conflit  qui arrive chez le chef et qui nécessite notre intervention, les chefs locaux n’hésitent pas de nous le transférer au sein de notre bureau. Ce qui explique l’implication des chefs locaux dans les activités que nous faisons. Et nous sommes très contents de cette bonne collaboration entre nos chefs locaux et nous, CDM.
NB : Par cette même occasion le chef de groupement a pris la parole en disant qu’il met à la disposition des membres CDM une maison qu’ils peuvent utiliser comme bureau mais cette maison nécessite une réhabilitation car elle n’a ni porte ni fenêtre, et les murs doivent être repeints.
Question :
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de vos fonctions ?
Membres du CDM :
Les membres du CDM ont présenté les difficultés suivantes pendant la réalisation de leurs activités :
·       Exiguïté du local,
·       Problème de la répartition des frais de fonctionnement. Etant donné que le CDM arrose deux entités ou aires de santé différentes situées respectivement dans le Groupement de Bushumba et dans le Groupement de Miti, les 270 dollars qu’ils reçoivent chaque mois comme frais de fonctionnement deviennent insuffisants.
Question :
A quoi servent lers 270 dollars au sein du CDM ?
Membres du CDM :
Les membres du CDM ont répondu en disant que cet argent permet d’acheter des fournitures et petit équipement du bureau  et payer le transport pour faciliter les sensibilisations dans le milieu. Mais aussi il y a des conflits qui demandent que les membres du CDM aillent sur le terrain pour se rendre compte de certaines réalités. C’est le cas par exemples des conflits des limites des champs. Dans de tels cas, c’est cet agent qui facilitera leur déplacement (transport).
Question :
Combien des sensibilisations vous faites par mois et à part les conflits fonciers y a-t-il d’autres conflits que vous recevez au sein de votre CDM ?
Membres du CDM :
Nous faisons quatre sensibilisations le mois soit une sensibilisation par semaine et cela dans différents villages et sous villages. A part les conflits fonciers, nous recevons aussi au sein du CDM le conflit à caractère social. C’est le cas par exemple des conflits conjugaux, abus de confiance, vol, conflits d’héritage et bien d’autres.
Question :
Quel est le sort du CDM après le départ d’APC ?
Membres du CDM :
Ces derniers ont répondu qu’ils vont continuer à travailler car APC est entrain de leurs apprendre à s’auto prendre en charge. Nous organisons une cotisation mensuelle de 1000FC par membre du CDM, avec ou sans soutien de APC nous ne manquerons pas de papiers ou stylo mais aussi étant donné que c’est la communauté qui est notre patron, nous allons beaucoup plus demander à la communauté de nous soutenir dans nos activités.
En conclusion Monsieur Christophe, Chef de mission de USAID en RDC, a beaucoup remercié l’accueil que les membres du CDM lui ont réservé. Une idée l’a beaucoup flatté c’est celle d’éviter que les membres de la communauté saisissent les instances judiciaires lors de conflit car en saisissant les instances judiciaires, les parties en conflits perdent beaucoup de temps de vaquer à leurs activités, et de d’argent qui pouvait constituer l’épargne ou répondre aux besoins de la famille.
Pour confirmer leur passage au CDM, Monsieur Christophe et Madame Pauline ont signé dans le livre d’or du CDM BUSHUMBA KASHUHSA. En fin la photo de famille réunissant les membres du CDM, les visiteurs et l’équipe d’APC a caractérisé la fin de cette visite.
Commencée à 11h 45 la visite a pris fin à 12h25.
Fait à Bushumba ce 19 mai 2018.
Michel KABIKABI Agent terrain APC/FSP et Rapporteur du jour

Rencontre à Bukavu dans le cadre du projet d’appui à la mise en oeuvre de la feuille de route

Rencontre à Bukavu dans le cadre du projet d’appui à la mise en oeuvre de la feuille de route

Le processus de la mise en oeuvre de la feuille de route issue du Forum Interprovincial du 12 au 13 Septembre 2018 sur la persistance de l’activisme des groupes armés dans les provinces du Nord et Sud-Kivu va bon train.
Il s’est tenu à Bukavu le 01 mars 2019, une rencontre dans le cadre du projet d’appui à la mise en un œuvre de ladite feuille.
Cette rencontre a été co-presidée par leurs Excellences Ministres Provinciaux de Plan  de deux provinces ,Muller Ruhimbika pour le Sud-kivu et Madame SHEMATSI BAENI du Nord-Kivu.
Les participants à la réunion accordés sur:
– l’impératif d’accélérer le processus en mettant en œuvre le projet prévu s’impose
– la communication sur la réunion interprovincial tenue ce 1 mars 2019 au près des médias
– la communication avec Kinshasa sur le processus
– la disponibilité  du document final d’ici le 7 mars 2019
– la définition d’une date de la réunion du comité de suivi et celle de CAP
– l’intégration d’oune organisation du Nord Kivu travaillant sur le pilier dialogue démocratique dans la mise en œuvre du projet
– l’actualisation les données sur les Groupes Armés et leur volonté à se démobiliser par les ONG( APC et Alerte).
– l’affinement de la méthodologie et le texte du projet.
Ont pris aussi part, les Chargés de Missions du Programme STAREC SUD-KIVU et NORD-KIVU, les  délégués de l’Unité  d’Appui à la Stabilisation de  MONUSCO et d’autres partenaires entre autres UN HABITAT, Alert International et Action pour la Paix et la Concorde APC en sigle et du Professeur Emery Mudinga Consultant en la matière.

LES CEREMONIES D’AU REVOIR DE J. VIRCHAUD

LES CEREMONIES D’AU REVOIR DE J. VIRCHAUD

De droite à gauche, Jean-Luc Virchaud, ancien Directeur de la Coopération Suisse en République Démocratique du Congo (RDC) ; Lüthi Crisan, nouvelle Directrice de la Coopération suisse, et Déogratias Buuma Bitalya wa Namira, Secrétaire Exécutif de l’organisation Action pour la Paix et la Concorde, APC.

 

Jean-Luc Virchaud a fait ses adieux à la Direction de  la Coopération Suisse en République Démocratique du Congo dont le siège social se trouve à Bukavu dans la Province du Sud-Kivu. Au cours des cérémonies d’au revoir tenues à Bukavu en date du 19 Mars 2020, Virchaud a encouragé et salué à juste titre le partenariat que la Coopération Suisse a avec l’organisation APC dans le  processus de stabilisation de la République Démocratique du Congo.

Le retraité est remplacé à ce poste par Denise Lüthi Crisan. APC reste toujours portée par son partenaire incontournable, c’est pourquoi Denise Lüthi, au nom de la Coopération Suisse, a salué le partenariat  de APC avec les contribuables helvétiques qui appuient certains programmes et projets mis en œuvre par cette organisation de droit congolais.

Elle a également réitéré l’engagement de son organisation d’accompagner toujours  APC dans la mise en œuvre des actions contribuant au processus de la réforme foncière en République Démocratique du Congo soutenue par la Coopération Suisse et des actions de prévention et de transformation des conflits  dans le cadre du Programme Tujenge Amani! appuyé techniquement et financièrement par le  Département Fédéral des Affaires Étrangères (DFAE) de Suisse  à travers son Ambassade en RDC.

MISE EN PLACE DES COMITES TERRITORIAUX DE PILOTAGE

MISE EN PLACE DES COMITES TERRITORIAUX DE PILOTAGE

Les Comités de Pilotage Territoriaux viennent d’être mis en place dans les territoires de Kalehe, Walungu et Kabare. C’était en date du  8 Février 2020 que le comité de pilotage de Kalehe a été mis en place à Bunyakiri. Ensuite suivra le comité de pilotage de Walungu en date du 13 Février 2020 à Walungu-centre, alors que celui de Kabare a été mis en place à Luhago en date du 14 Février de la même année. Cela sous la Facilitation de l’ONG Action pour la Paix et la Concorde à travers son projet « Jeunesse engagée pour la paix dans la Province du Sud-Kivu » bénéficiant de l’appui financier du Fonds du Secrétaire Général des Nations-Unies pour la Consolidation de la Paix ; un cofinancement au Programme Tujenge Amani ! appuyé techniquement par le Département Fédéral des Affaires Étrangères Suisse à travers son Ambassade en République Démocratique du Congo.

Alors que les deux, programme et projet, visent la réduction des violences communautaires, le projet jeunesse engagée pour la paix qui veut que le comité territorial de pilotage soit mis en place vise à contribuer à la réduction des violences communautaires liées à l’implication des jeunes dans les groupes armés en vue de la stabilisation durable de la province du Sud-Kivu en général et des territoires de Kabare, Kalehe, Shabunda et Walungu en particulier.

Constitués chacun des membres du conseil local de sécurité, le conseil territorial de la jeunesse, les représentants des Noyaux mamans et jeunesse Tujenge Amani, ces comités territoriaux de pilotage mis en place ont comme rôle et responsabilité :

  • de participer aux missions de suivi et évaluation et de définir les nouvelles recommandations et orientations pour l’atteinte des résultats du projet ;
  • de Participer à certaines activités stratégiques du projet, à savoir les Ateliers de restitution des résultats de la Recherche-Action Participative (Rap), le Dialogue sur les résultats de la RAP, les Ateliers de formation,

la définition des critères de sélection des Bénéficiaires des Activités Génératrices des Revenues et validation de leurs listes, le Plaidoyer. Les activités génératrices des revenus sont prévues dans le cadre de ce projet en vue de réduire les risques des jeunes à se faire enrôler dans les groupes armés faute d’occupation.

  • d’appuyer les parties prenantes dans la mise en œuvre  de certaines activités en cas de blocage ou des défis majeurs ;
  • de participer aux réunions trimestrielles du Comité de Pilotage et formuler les recommandations.

Les territoires de Kalehe, Kabare, Shabunda et Walungu où est exécuté le Projet  jeunesse engagée pour la paix sont en proie non seulement à l’activisme des groupes armés perpétrant des exactions auprès des populations civiles, mais aussi à des conflits liés surtout à l’exploitation des ressources naturelles et ceux coutumiers engendrant des violences communautaires. Dans la manifestation de ces trois maux sociaux qui déstabilisent ces territoires, les jeunes sont souvent utilisés comme acteurs. C’est pourquoi les autorités locales jugent opportune la mise en place de ce Comité Territorial de Pilotage en vue de suivre de près la mise en œuvre des activités du projet jeunesse engagée pour la paix au Sud-Kivu. Les activités prévues dans le cadre de ces programme et projet (médiation, sensibilisation,…) s’inscrivent dans le cadre de la consolidation de la paix.

Pour le Chef de Poste de Luhago,  80% de la population de son entité vivent des travaux des champs. Cette population a peur d’accéder aux champs suite à l’insécurité perpétrée par les groupes armés actifs dans la zone. Ces groupes érigent illégalement des barrières et extorquent la population. Le Comité de Pilotage Territorial où siègeront aussi les jeunes va donc aider, à côté des jeunes, dans la sensibilisation des autres jeunes à quitter les groupes armés.

Le Secrétaire Administratif de la chefferie de Ngweshe déclare, quant à lui, que la mise en place du Comité de Pilotage Territorial vient apporter un appui aux actions de paix que mène la Chefferie de Ngweshe , théâtre des conflits armés et des cas de justice populaire.

Et pour la Société Civile de Kalehe, cette structure mise en place vient renforcer la gestion de proximité de la question sécuritaire ;c’est-à-dire qu’à travers ce cadre, la jeunesse et les autorités locales pourront face-face se recadrer par rapport à la problématique paix et de stabilisation.

En somme, les membres des conseils locaux de sécurité, les conseils territoriaux de la jeunesse et les structures communautaires de paix pour ces quatre territoires s’engagent à contribuer à l’atteinte des résultats en participant aux actions stratégiques de stabilisation prévues par le projet jeunesse engagée pour la paix dans les territoires de Kalehe, Kabare et Walungu.

Après la mise en place de ces comités dans les territoires cités ci hauts, ce même exercice  a été  fait à Luhago dans le territoire de Shabunda en date du 07 Mars 2020